

| cette information écrite
est un complément à l’information orale, primordiale
et adaptée au cas de chaque patient qui est invité à
formuler toute question qu’il souhaite poser. |
Ses avantages.
La mise en place possible par cœlioscopie, donc en chirurgie mini-invasive, avec des suites, notamment respiratoires, plus simples.L’ajustement possible en post-opératoire par simple ponction en radiologie, du calibre de l’anneau s’adaptant ainsi aux possibilités d’amaigrissement et au confort alimentaire de chaque patient.
La possibilité, en cas de nécessité, de retirer l’anneau de nouveau par cœlioscopie, mais il faut noter que l’estomac reprend alors rapidement sa contenance habituelle et que le patient reprend du poids.
Ses inconvénients.
Il s’agit d’une technique relativement récente, le premier Lap-Band ayant été posé en cœlioscopie, il y 10 ans, le 01 09 1993 (BELACHEW, Belgique). Mais en ouvrant le ventre, des anneaux ajustables ont déjà été posé depuis 17 ans aux USA et en Suède.L’anneau est en général bien toléré
et alors dans l’état actuel de nos connaissances, il doit être
gardé la vie durant.
En effet, en cas d’ablation définitive de l’anneau, le
patient reprend son poids antérieur, sauf s’il arrive à
maintenir de façon durable de nouvelles habitudes alimentaires strictes.
Ses risques.
Dans l’immédiat, ce sont les risques de toute période péri-opératoire chez un sujet obèse (complications générales à type de phlébite, embolie pulmonaire, etc…).
Ce sont aussi ceux de la procédure chirurgicale elle-même : risques liés au passage des instruments près de l’estomac
(perforation), risque de saignement, d’infection au niveau du réservoir, ou de l’anneau.
Le risque de décès a été évalué, il y a quelques années à 1/1000, mais de nombreuses séries récentes ont fait état de résultat sur plusieurs centaines de patients avec une mortalité nulle.
En post-opératoire, il peut exister une gêne au niveau
du réservoir, qui disparaîtra dans les semaines suivantes, mais
qui pourrait nécessiter ultérieurement, si elle persistait son
déplacement.
Il faut aussi surveiller l’intégrité du dispositif (fuite,
rupture de tubulure, retournement du réservoir qui necessiteraient
une réintervention).
Il existe aussi un risque de dilatation de la poche gastrique et de glissement de l’anneau autour de l’estomac, qui peut nécessiter une réintervention par cœlioscopie ou par ouverture. (Ce risque semble actuellement diminué par une nouvelle façon de placer l’anneau).
Un risque rare a été décrit : l’érosion de l’estomac par l’anneau, nécessitant là aussi l’ablation de l’anneau.
A moyen terme, environ deux ans après l’intervention, du fait de l’amaigrissement massif, une chirurgie plastique au niveau essentiellement de l’abdomen, des seins, des cuisses ou des bras est souvent à envisager.
Enfin, il faut insister sur la nécessité d’un suivi à très long terme, par l’équipe médico-chirurgicale et d’une parfaite collaboration du patient qui doit comprendre qu’en cas de ralentissement de l’amaigrissement “voir de reprise de poids”, il ne suffit pas simplement de serrer encore plus l’anneau, mais il qu’il faut consulter pour en rechercher les raisons (mécaniques, nutritionnelles, psychologiques, etc…).
Les résultats non seulement en matière d’amaigrissement,
mais aussi en terme de qualité de vie et de disparition des maladies
associées sont directement liés à la prise en charge
pluridisciplinaire post-opératoire. |