

Indications avant l’opération
Lors d’une première hospitalisation, idéalement dans une structure spécialisée, pour le bilan pré-opératoire seront pratiqués outre des consultations spécialisées, une ou plusieurs prises de sang, des radiographies et échographies, en particulier une échographie de la vésicule pour rechercher des calculs, un bilan cardiologique et pneumologique, une fibroscopie gastrique (sous anesthésie générale légère), éventuellement une polysomnographie (recherche des apnées du sommeil). Au terme de ce bilan, si des anomalies sont détectées, elles seront dans la mesure du possible corrigées avant l’intervention, et pourraient nécessiter des consultations spécialisées supplémentaires. De toute façon, une semaine à dix jours avant l’intervention, devront être revus le chirurgien responsable de l’intervention et l’anesthésiste. L’hospitalisation pour l’acte opératoire proprement dite, aura lieu la veille, la plupart du temps ou plusieurs jours avant, si une préparation, en particulier respiratoire est jugée nécessaire par un membre de l’équipe. La durée de l’hospitalisation post-opératoire, après cerclage par cœlioscopie est en moyenne de deux jours, plus si une ouverture a été nécessaire.La convalescence varie de 8 jours après cœlioscopie à 30 jours environ après ouverture.

En
quoi consiste l’acte chirurgical proprement dit ?
L’intervention occupe une équipe de chirurgiens et d’anesthésistes
réanimateurs pendant plusieurs heures en comptant l’installation
du patient, l’anesthésie, l’intervention elle-même,
le réveil et le séjour en salle de soins post-opératoires.
Le geste cœlioscopique, à lui seul, dure en moyenne moins d’une
heure actuellement.
L’intervention est réalisée dans la grande majorité
des cas en cœlioscopie (une caméra et les instruments chirurgicaux
sont introduits par de petits tubes à l’aide d’incisions
de 5 à 15 mm de diamètre, la cavité abdominale gonflée
par du gaz carbonique). Elle peut-être poursuivie en chirurgie conventionnelle,
avec ouverture abdominale, si des nécessités techniques, chirurgicales
ou anesthésiques, l’exigent.
L’intervention consiste en la mise en place, autour de la partie
haute de l’estomac, 2 cm environ sous l’œsophage d’un
anneau de silicone. Cet anneau comporte une partie interne qui pourra être
gonflée ultérieurement et ainsi rétrécir le calibre
de l’anneau.
Ce gonflage pourra être fait selon les anneaux au sérum physiologique
ou par un produit radio-opaque, par l’intermédiaire d’un
site d’injection ou réservoir, lié à l’anneau
par une tubulure, réservoir placé sous la peau du ventre.
L’alimentation sera reprise progressivement après l’intervention, d’abord liquide pure, puis semi-liquide, puis enfin solide, sous contrôle médical.
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